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mercredi, 02 mai 2007

Les socialistes, les jeunes, les délinquants et la police

« Il est inquiétant de constater qu’il est en train de se créer actuellement un fossé entre la jeunesse et la police » pouvait-on entendre dans la bouche des hiérarques socialistes au lendemain des émeutes de la Gare du Nord. Cette allégation surréaliste témoigne bien d’avantage du fossé qui sépare le boulevard Saint Germain et la rue de Solferino du reste de la société : je le clame avec toute la force de mes vingt ans : je suis un jeune et je suis respectueux de l’uniforme, j’apprécie l’ordre, je demande de l’autorité, et pourquoi ne pas le dire, j’aime la police.

Ce que je n’aime pas c’est être odieusement assimilé à ces racailles qui donnent des coups de tête aux contrôleurs de la RATP parce que ce sont des fraudeurs, qui brûlent des voitures et de préférence pas les leurs, qui balancent leurs frigidaires par la fenêtre du 10ème étage de leur immeuble sans vérifier qu’il n’y ait pas d’enfants qui jouent en dessous, qui vivent des trafics de drogue ou de téléphones portables, qui sifflent au Stade de France la Marseillaise, qui nous méprisent de faire tant pour eux en souriant de les voir nous haïr à ce point.

Si un fossé se créé entre ces gens et la police, c’est peut être parce que depuis quelques années, cette dernière fait son travail, qui n’est pas d’organiser les vacances des délinquants mais de les interpeller et de les déférer devant les tribunaux.

Alors de grâce Madame Royal, Monsieur Hollande, cessez d’insulter la jeunesse de France qui se tient aujourd’hui debout et qui, d’ici à quelques jours, risque fortement de vous prier de séjourner quelques temps à Melle.